Rocade Nord : la délibération de la Métro manque d’ambition !

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les élus, je suis triste !!
Je suis triste pour Grenoble, pour son agglomération.
Je suis triste pour le monde économique, pour les chefs d’entreprises, les commerçants et les artisans.

Votre volonté politique, votre ambition n’est pas en adéquation avec les attentes du développement économique ! Ce manque d’ambition fait que notre ville, notre agglomération se meurt petit à petit.

Le projet de rocade Nord a été recalé car il s’agissait d’un mauvais projet, mais rien aujourd’hui dans cette délibération, ne montre une réelle volonté d’aller de l’avant pour un vrai contournement Nord de l’agglomération.
Alors je me pose des questions sur cet immobilisme qui vous caractérise et sur votre désir réel de désenclaver Grenoble et son agglomération !

Madame FIORASO, vous êtes en charge du monde économique, on vous dit proche de ces chefs d’entreprises qui attendent avec impatience que les infrastructures routières et autoroutières de notre agglomération et plus généralement du département se développent dans le respect de notre environnement.

Je souhaite savoir si vous êtes d’accord avec vos collègues d’Europe Écologie-Les Verts qui affirment avec force, dans le cadre de la Directive Territoriale des Alpes du Nord, leur opposition à toutes nouvelles liaisons routière et autoroutières pour l’agglomération grenobloise, je voudrais avoir votre avis lorsqu’ils affirment leur opposition à une liaison ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Grenoble, je voudrais également votre sentiment sur le prolongement de l’autoroute A51 et je m’arrête là car je pourrai parler du contournement d’Ambérieu…

Rien, depuis plus de 10 ans n’a évolué pour le désenclavement de notre région. Je sais que les acteurs économiques du bassin Grenoblois attendent des décideurs politiques autre chose que cette délibération.

Je vous remercie.

Michel BERNARD
Candidat aux législatives de Juin 2012

Commentaires
  • BEC
    le 22 janvier 2012 à 17 h 19 min

    Je rejoins la position de Michel Bernard sur les conséquences de l’absence d’un contournement de Grenoble (Rocade Nord)
    Je souhaite ici rappeler que le 23 mars 2010, la commission d’enquête publique sur le projet de la rocade nord a rendu un avis défavorable au caractère d’utilité publique du projet.
    Il faut tout d’abord souligner qu’un avis défavorable est très rare et que généralement soit l’avis est favorable soit il est favorable sous certaines réserves à prendre en compte dans la mise en œuvre opérationnelle du projet.
    Ce rapport ne condamne pas le principe de rocade, mais le tracé. En conclusion, le rapport souligne l’urgence à apporter une solution adaptée pour le trafic grenoblois.
    Le Conseil général, maître d’ouvrage du projet, a fait preuve d’insuffisance et d’absence de professionnalisme dans la réalisation du dossier technique. Cette défaillance est grave au regard des montants engagés dans les différentes études de faisabilité confiées aux architectes, bureaux d’étude et bureaux de contrôle. On constate un manque de transparence, d’ambition et d’objectivité sur un projet d’envergure qui engage l’argent public et la qualité de vie des citoyens pour les décennies à venir.
    A l’heure où la prise en compte de l’environnement est incontournable, je vous propose quelques résultats d’une étude réalisée par la société Ingerop/Arcadis sur l’impact de la rocade nord sur la qualité de l’air précise:
    • La rocade nord permettrait de réduire chaque jour 8000 heures passées dans les embouteillages.
    • Les émissions de gaz à effet de serre diminueraient au moins de 5% aux heures de pointe de la circulation et de 3,2 % à 3,6 % sur toute la journée.
    • Après la mise en service de la rocade nord, 37% de la population de l’agglomération subirait moins de pollution atmosphérique due à l’automobile.
    Je rappelle qu’au moment de l’enquête publique confiée à une autorité indépendante (du 19 octobre au 1 décembre 2009) les élus sont majoritairement favorables à la rocade nord (55 élus sur 58 au conseil général et 59 élus sur 68 à la métro).
    Je précise enfin que lors de la consultation organisée par le Conseil Général de l’Isère durant l’été 2007 concernant 261 communes sur les 533 du département, 83% des personnes interrogées (soit 169 880) estiment indispensable ou utile la réalisation de la rocade nord pour réduire les bouchons et diminuer le trafic urbain.
    Au-delà du contournement de Grenoble, il faut réfléchir à une politique de déplacement cohérente et ambitieuse pour Grenoble, son agglomération et l’ensemble du département.
    Toute réflexion sur les déplacements doit reposer sur les deux principes suivants :
    • Privilégier une démarche environnementale pragmatique à une démarche dogmatique. Il faut donner du sens et faire preuve de bon sens. Parce qu’ils permettent la mobilité des personnes, des biens et de l’information, les déplacements sont des vecteurs de développement de notre société.
    • Défendre la notion de libre choix qui s’avère fondamentale à la mise en œuvre d’une politique de déplacement adaptée et partagée. « Le tout sauf la voiture » est une option partisane irresponsable. Se déplacer est un droit fondamental. Il faut admettre que la démocratisation de l’automobile a abouti à une civilisation de la mobilité.
    Les principaux objectifs sont :
    • Tout mettre en œuvre pour que Grenoble et son agglomération conserve ou retrouve son dynamisme et son attractivité. Il faut faciliter l’implantation de nouvelles entreprises pour préserver l’emploi et développer les pôles de compétitivités. Il faut parallèlement profiter des atouts de Grenoble et sa région pour développer le tourisme.
    • Prendre en compte le paradoxe entre une ville et une agglomération de moins en moins attractive pour les entreprises et le développement croissant de logements. Il est indispensable, à mon avis, de favoriser la cohérence et l’interaction entre la politique d’habitats et d’environnement, la politique générale des transports et celle de l’emploi.
    • L’alternative à proposer repose sur le juste équilibre entre le développement des réseaux des transports en commun et celui des voiries urbaines, sans oublier celui des circulations douces (vélo, marche).

    Christian Bec

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