Miser sur la formation professionnelle

Si le capital humain est notre première richesse, alors on ne peut pas le considérer comme une variable d’ajustement !

On doit mettre la formation professionnelle au cœur de nos décisions d’investissement. Garantir l’employabilité des travailleurs de notre pays, c’est la meilleure assurance contre le chômage.

Il faut que l’apprentissage et l’alternance deviennent un chemin privilégié vers l’emploi. Il nous faut porter à un million le nombre des apprentis sur cinq ans. Il faudra donner à ceux qui le souhaitent la possibilité d’entrer dans l’apprentissage dès 14 ans, mais également de revenir dans l’enseignement général. À cet effet, il faudra développer les classes « métiers-études » dans le cadre du collège pour tous.

Il faudra concentrer la formation continue sur ceux qui en ont le plus besoin. Il faudra attribuer à chacun un compte individuel de formation dont le capital de départ sera inversement proportionnel à la formation initiale, afin qu’un salarié puisse bénéficier d’une formation tout au long de la vie, surtout lorsqu’il a une formation initiale courte ou lorsqu’il est porteur d’un handicap.

Commentaires
  • L’HER Thierry
    le 8 février 2012 à 10 h 59 min

    S’agissant du développement de l’apprentissage, il faudra veiller à identifier et développer les métiers qui recrutent à l’issue du contrat.
    Trop de jeunes sont de la main d’oeuvre à bas cout sans réelle perspective d’emploi à la clef!
    Faire en sorte que les règles qui régissent le travail des mineurs ne soient pas un frein à l’embauche des jeunes.
    Intégrer l’apprentissage dans les grandes entreprises aux process spécifiques afin de supprimer les écarts entre la réalité des emplois ouvriers et les référentiels de diplômes obsolètes!
    Supprimer la concurrence entre contrat de professionnalisation et apprentissage en faisant en sorte que les éxos de charges soient identiques!
    Quant à la formation tout au lond de la vie, il est nécessaire de faire un bilan de l’actuel DIF de son utilisation par les salariés avant d’imaginer un nouveau système dont il faudra déterminer le financement d’une part et sa mise en oeuvre d’autre part!
    Encourager et soutenir la création d’organismes de formation capables de s’adapter aux contraintes de budget et de disponiblité des apprenants.
    Faire en sorte que les niveaux de prises en charge de la formation soient compatibles avec une logique d’entrée/sortie permanente et d’individualisation des parcours de formation.
    Transformer des OPCA “banquiers” en véritable partenaires de l’ingénierie financière des formations!
    Dissocier les besoins en formation de l’entreprise de ceux d’un individu qui doit se former dans la prespective d’un changement ou d’une reconvertion professionnelle.
    Accompagner les entreprises pour que le sigle GPEC ne reste pas seulement un sigle dénué de sens et qui parfois fait peur aux chefs d’entreprises.
    Mutualiser les outils de formation financés par l’argent public en évitant de transformer les Lycées des Métiers voulus par Melanchon comme étant les seuls dispensateur de la formation initiale ou continue!
    Former tout au long de la vie, c’est remettre l’humain au centre du dispositif en acceptant que la formation reste un investissement immatériel indispensable à la compétitivité des entreprises ou des services publics.
    Les technologies évoluent très vite les formateurs et professeurs doivent aussi penser à se former !!!

    A++
    Thierry

  • BEC
    le 20 février 2012 à 20 h 01 min

    Alors que la France connaît un chômage de masse depuis trente ans, il faut plus que jamais mettre l’accent sur la formation professionnelle tout au long du parcours professionnel mais également tout miser sur les formations en alternance. Nous gagnerions à s’inspirer du modèle allemand en la matière.
    Il est utile de prendre en compte les mutations importantes du monde du travail et être en mesure d’identifier les métiers en tension ou les nouveaux métiers afin d’anticiper sur les besoins en main d’œuvre et l’orientation de nos étuduants.
    Les politiques doivent avoir une approche volontairement concrète du travail et de l’emploi. Ils doivent avoir le souci d’anticiper et de préparer les évolutions identifiées pour l’avenir, et ainsi s’interroger sur la conception, la mise en œuvre et le rôle des acteurs des politiques de l’emploi et du travail.
    Pôle emploi a donc un rôle capital à jouer dans le reclassement et la formation.
    Pour se faire :
    Faire connaître l’offre de service de Pôle emploi auprès des employeurs et la pertinence des organisations mises en place pour optimiser le reclassement des demandeurs d’emploi (anticiper les évolutions et mutations des métiers, les besoins futurs en main d’œuvre et en qualification, les profils et les formations adaptés aux évolutions du marché de l’emploi, etc.).
    Travailler sur l’offre d’emploi : selon les résultats de la grande consultation menée auprès de 500 000 demandeurs d’emploi, 80% des DE se disent satisfaits de la gestion du paiement de leur indemnisation contre 52% au sujet de l’accompagnement et du placement. La prise en compte de cette faiblesse passe inévitablement par l’optimisation et la rationalisation des offres d’emploi, par le renforcement de la relation avec les entreprises et le développement de la prospection.
    Renforcer la part de marché en matière d’offres recueillies et traitées mais également au niveau des offres satisfaites et des offres « placées ». La valeur ajoutée de Pôle emploi est représentée par les mises en relation positive, c’est-à-dire ayant abouti à l’embauche.
    Améliorer la qualité de la pénétration de Pôle emploi sur le marché du travail. L’objectif est de construire et de conforter le rôle de Pôle emploi. Il s’agit d’être reconnu par ses partenaires et les employeurs en tant que gestionnaire d’offres d’emploi et acteur incontournable du placement. Il faut à mon sens évoquer une action de conseil en recrutement, de négociateur des offres et des demandes en faisant émerger des opportunités d’emplois peu accessibles car cantonnées dans le « marché caché ». Cet objectif implique un investissement dans la prospection des entreprises et la collecte d’offres d’emploi. La perspective poursuivie est de contribuer à structurer le marché du travail, non seulement en captant des offres d’emploi qui ne sont pas aisément repérables pour les demandeurs d’emploi, mais aussi, et surtout, en contribuant à la qualification de l’offre et en conseillant les employeurs dans leurs procédures de recrutement.
    Etre présent sur les marchés locaux de travail en développant une grande proximité avec les entreprises. Il s’agit de privilégier la relation avec les entreprises et plus particulièrement le traitement de l’offre d’emploi. Il s’agit de renforcer le rapprochement de l’offre et de la demande. L’objectif qui en découle consiste à satisfaire un plus grand nombre d’offres d’emploi dans les délais les plus courts.
    La relation de proximité permet d’être au plus près de la diversité des comportements des entreprises et de répondre par une réactivité adaptée. Cette relation privilégiée intègre l’activité des services en direction des entreprises visant l’aide au pourvoi des postes vacants par l’identification du besoin de l’entreprise et le traitement de l’offre d’emploi. Au-delà des entreprises, il est important de créer un réseau avec les instances du monde de l’emploi telle que la Chambre de Commerce et d’Industrie.
    La proximité facilite la connaissance précise du bassin de l’emploi, non seulement sur la santé de ces secteurs, leurs perspectives ou leurs difficultés, mais aussi sur leurs normes de gestion de l’emploi, leurs spécificités et leurs règles. Cette expertise procure de la légitimité pour négocier avec les employeurs. Elle permet aussi de repérer plus aisément les offres « décalées » et/ou « aberrantes » et de les faire évoluer pour qu’elles puissent être pourvues.
    Christian Bec

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

*


Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>