Questions réponses avec Michel BERNARDécrit le 21/12/2011
Q : Monsieur Bernard, vous avez décidé de vous présenter aux élections législatives de juin prochain sur la 5e circonscription, pourquoi ?
C’est une circonscription très intéressante, à la fois rurale et urbaine, c’est une France en miniature ! Je pense apporter une vision différente, autre que celle d’un professionnel de la politique qui fait cela depuis plus de trente ans ! J’ai la vision d’une personne qui a exercé une activité professionnelle à responsabilité, qui a géré du personnel et les problèmes qui vont avec ! La vision d’un chef d’une petite entreprise avec ses difficultés liées à sa tâche ! Je pense que cela peut être une valeur ajoutée dans cette campagne.
Q: Vous êtes adjoint à la mairie de Meylan, si vous êtes élu, vous faites quoi ?
Il est évident que si j’étais élu en juin prochain, j’abandonnerai mes fonctions pour me consacrer pleinement à la 5e circonscription et à ses habitants. J’ai toujours été contre le cumul des mandats et je me l’appliquerai en premier !
Q : Que pensez-vous des personnes qui souhaitent dépénaliser le Cannabis et autres drogues douces ?
En tant que professionnel de santé, je m’insurge contre cette idée de dépénalisation du Cannabis et des drogues douces en général ! Si on parle du Cannabis, il altère les facultés de mémorisation et de concentration et entraine un ralentissement des réflexes, de la pensée et des troubles de l’apprentissage chez les jeunes. Il peut entrainer des crises d’anxiété et des dépressions profondes pour 20% des usagers ! Contrairement à une idée largement répandue, le fumeur de Cannabis peut devenir dépendant à partir de 8 à 15 cigarettes par jour, il y a une véritable dépendance dans plus de 10% des cas !
D’autre part, le fumeur de Cannabis peut être facilement entrainé vers des drogues dures par son entourage et ceci est particulièrement vrai chez le jeune qui traverse une période de fragilité à l’adolescence avec les conséquences que l’on connait !
Enfin, tous les pays qui ont à un moment dépénalisé les drogues douces sont tous revenus dessus ! L’Espagne, l’Italie en tête !
Si je suis élu député, je ne prendrai jamais cette responsabilité ! Il est malhonnête de faire croire aux jeunes que, parce qu’une drogue n’est plus interdite elle n’est plus dangereuse !
Q : Aujourd’hui, la parapharmacie est en vente dans les supermarchés, vous en pensez quoi ?
Le médicament en France est encore protégé par ce que l’on appelle le Monopôle Pharmaceutique. Nombre de grandes enseignes commerciales ont essayé de le faire tomber, jusqu’à lors sans succès et bien heureusement ! Le médicament, en tant que principe actif doit être dispensé par un pharmacien ou sous sa responsabilité. C’est un rôle primordial qu’il s’agit de conserver, de protéger et de défendre le cas échéant. Il a un rôle en tant que professionnel de santé complémentaire de celui du médecin et un rôle « social » de proximité très important.
La parapharmacie dispense des produits de soins et d’hygiène qui peuvent être vendus sans prescription médicale. La vente de tels produits n’est donc pas uniquement réservée aux pharmaciens mais peut être proposée par n’importe quelle grande ou moyenne surface. Ce sont les produits ou accessoires de cosmétiques, d’hygiènes corporelles et les produits diététiques courants.
Je reste très partagé sur le développement des parapharmacies car si au début de leurs créations, les prix affichés étaient très attractifs et attiraient le consommateur, les groupements d’achat de pharmacies se sont développés et les prix pratiqués souvent équivalents voir plus faibles que dans les parapharmacies ! D’autre part, les produits vendus sont souvent actifs et dispensés par des non professionnels, en parapharmacie aucun diplôme n’est requis ! En termes de santé publique, je ne suis pas certain que le consommateur s’y retrouve !
Q : Qui soutenez-vous pour l’élection présidentielle ?
Q : Pourquoi ?
Il a montré ces derniers mois toutes ses capacités dans la gestion de la crise Européenne. Une volonté exceptionnelle reconnue par tous pour juguler une crise monétaire et financière sans précédent ! Cette élection se fera programme contre programme et j’ai la certitude que la sagesse l’emportera face aux propos démagogiques qui rayeront d’un trait de plume les implications fortes de la crise dans la gestion du pays.
Q : Quelles sont vos priorités si vous êtes élus ?
Viennent ensuite les problèmes liés à l’insécurité, le logement, la lutte contre la pauvreté et la précarité, les déplacements et les transports en milieu rural et urbain, la désertification en faveur de l’agglomération, la disparition des services publics de proximité en milieu rural mais aussi des commerces, l’artisanat et la « pénurie » des médecins, même si cette année et pour la première fois depuis plusieurs années, il y a eu plus d’installations de médecins qu’il n’y a eu de départs. Les mesures incitatives prises par le gouvernement commencent à porter ! La politique en faveur des personnes âgées à laquelle je suis très attaché.
Des sujets plus spécifiques à notre circonscription comme l’agriculture en montagne et ses contraintes, la forêt et la filière bois seront des sujets fondamentaux.
D’autres enjeux plus politiques, comme le cumul des mandats, le statut des élus, le vote des étrangers, la dépénalisation des drogues douces comme nous venons de l’évoquer mais aussi les sujets liés à l’énergie seront au centre du débat…




